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Développer un sentiment de compétence

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. Latin.Sénèque

Le sentiment de sa compétence à affronter une situation avec succès joue un rôle fondamental dans les réactions affectives, la motivation, l’engagement et la persévérance face aux difficultés. Il influence les buts qu’on se fixe, la valeur qu’on accorde à l’atteinte de ces buts et ses expectatives de réussite. Il influence, par exemple, l’orientation vers un domaine d’études, le choix des cours, les attentes quant aux résultats, l’anticipation des difficultés, le niveau d’anxiété face à un échec éventuel. Il influence la motivation initiale, l’effort intellectuel et les stratégies qu’on déploie pour atteindre les résultats souhaités.

Le sentiment de sa compétence est cependant affecté par des facteurs circonstanciels et variables comme l’état de santé et la disponibilité psychologique, et des facteurs constitutifs de la personnalité profonde plus stables comme la somme des expériences antérieures relatives à ce genre de situation, les causes auxquelles on attribue ses échecs et ses réussites, ainsi que les conceptions de l’apprentissage universitaire et les croyances dans le domaine de connaissances en jeu.

Or, une bonne part des facteurs déterminant sa perception des situations et le sentiment de sa compétence échappent généralement à l’attention et au contrôle conscient. Les réactions émotives sont contrôlées par des souvenirs et des représentations profondément enfouis dans la mémoire et plus ou moins accessibles à l’introspection. La peur induit des pensées négatives et défaitistes, des images et des scénarios pessimistes ou catastrophiques, un langage interne dépréciateur et culpabilisant qui viennent miner la confiance en soi et empirer le sentiment de vulnérabilité. Inutile de préciser que la part d’attention qu’on accorde au contrôle de ces pensées se fait au détriment du traitement des données de la situation elle-même en mobilisant une bonne part des capacités de la mémoire de travail.

Heureusement, on peut toujours développer ses compétences à apprendre, et du même coup le sentiment de sa compétence à affronter avec succès les défis et les exigences des programmes universitaires. Il est donc de son propre intérêt de faire une estimation aussi précise que possible des compétences requises et visées par le programme qu’on a choisi. On doit considérer le développement de ces compétences comme un des buts de son apprentissage, parallèlement à l’acquisition des connaissances spécifiques au domaine. Surtout lors de la première session, il est important qu’on s’accorde du temps pour s’adapter aux études universitaires et développer ses compétences à apprendre.

Les avantages de développer un fort sentiment de compétence

  • Accroître la confiance en soi
  • Diminuer son stress face aux études et aux examens
  • Développer ses ambitions et son goût pour les défis
  • Développer une forte motivation pour ses études
  • Augmenter son niveau de persévérance face aux difficultés