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L’art de savoir communiquer

Identifier la situation de communication

Savoir communiquer, c’est savoir prendre en compte la situation de communication. Une situation de communication, c’est :
un émetteur : celui qui parle ;
un destinataire : celui à qui s’adresse le message ;
un récepteur : celui qui reçoit le message (il peut être la même personne que le destinataire) ;
un message : partons du principe que nous ne parlons pas pour ne rien dire ;
et des circonstances particulières d’énonciation : je communique à un moment précis, dans un lieu bien spécifique et par un moyen choisi (téléphone, lettre, etc.)

Les trois registres de langue

Une fois que la situation de communication est intelligemment identifiée, il nous faut adapter notre registre de langue. On ne s’exprimera pas de la même manière dans une conversation amicale, qui rend compte de la dernière rupture de Jeanne et Nicolas, que durant une soutenance orale devant une ribambelle de professeurs et de professionnels.
On distingue ainsi trois registres de langues : courant, familier, soutenu.

Différencier les trois registres

Le mètre étalon de la salle de cours : registre courant

C’est à partir de lui que l’on saura faire la différence entre les trois registres. Comme son nom l’indique, c’est le registre du quotidien. Les règles de grammaire sont respectées, le vocabulaire est usuel, il n’y a pas de recherche stylistique, bref, c’est le langage du journal télévisé, de la radio et de la presse.

Dès l’instant que vous êtes confronté à une situation d’énonciation qui implique un niveau hiérarchique, une dimension impersonnelle, vous devez utiliser ce registre. Ce qui veut dire clairement que, lors de vos interventions en cours, vous serez dans le registre courant, de même que dans votre courrier professionnel ou administratif.

Il est impensable d’imaginer un étudiant interpeller un professeur en lui disant « Eh ! ça veut dire quoi ce truc au tableau ? », même si ce n’est pas parfois l’envie qui vous en manque.

Pause-café entre potes : registre familier

Dans la mesure où vous quittez une situation de communication qui implique l’idée de hiérarchie et de neutralité, bref, lorsque vous vous retrouvez sur un pied d’égalité, avec vos amis, vos proches, vous pouvez utiliser le registre familier. Inutile de décrire ce registre que vous maniez à la perfection ! Abréviations, ruptures syntaxiques, vocabulaire familier sont les maîtres mots de ce niveau de langue.

Par exemple :
« Z’ont pris le p’tit dèj sur le pouce »… ou encore « ça caille cet aprèm’! »

Palabrons un peu sur le firmament : registre soutenu

Les experts en littérature et en rhétorique ne s’y tromperont pas : le registre soutenu est très rare à l’oral. Bien souvent cantonné à l’écrit, il vient dire une haute maîtrise du langage et une certaine forme de distinction.

Passé maître dans l’emploi du subjonctif imparfait et des tournures stylistiques alambiquées, il s’impose dans des phrases longues, autrement appelées périodes.

Comparez maintenant :

– Où habites-tu ?
– Ta piaule, elle est où ?
– Où demeures-tu ?

Conclusion

En clair, vous utiliserez surtout le langage courant, ce qui ne veut pas dire que les règles de grammaire ne seront qu’approximativement respectées. Dans vos rapports écrits et mémoires de toutes sortes, pas question d’employer le registre soutenu qui serait dans ces circonstances incongru. Vous n’êtes ni Racine ni Chateaubriand. Ce n’est pas une raison pour laisser les “ grolles ”, les “ meufs ”, les “ je te kiffe ” envahir les amphithéâtres.




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