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La technique du sprinter

Catégories de sprints et de sprinteurs

Sprinteur par nature ou par obligation

  • Le sprinteur par nature n’est motivé pour travailler que lorsque le challenge est imminent. Avant, un plongeon dans ses cours l’ennuie et ce d’autant plus qu’il se sent totalement inefficace. Il a besoin d’une bonne montée d’adrénaline pour se mettre à l’ouvrage, mais, après, il est extrêmement performant, condition sine qua non de sa réussite (et de sa nature de sprinteur). Il peut ambitionner d’en savoir autant, voire plus, qu’un coureur de fond et y arrive parfois.
  • Quant au sprinteur par obligation, il essaie juste de pallier un travail et/ou une mémoire à long terme insuffisants. Rentrant, dans le premier cas, assez souvent dans la catégorie des flemmards, il cherche à sauver les meubles… ce qui est tout à son honneur si on le compare à ceux qui baissent les bras, sûrs par avance de leur échec ! C’est à propos de ce dernier que l’on parlera de « bachotage ».

Débutants s’abstenir

Pour être capable d’abattre un travail conséquent en peu de temps, il faut un bon entraînement et, surtout, une bonne imprégnation de la matière concernée. Il serait ainsi illusoire, pour un étudiant en première année de droit titulaire d’un bac général, de s’y mettre au dernier moment pour étudier des matières qui lui étaient jusque-là totalement étrangères.

Sprints courts ou sprints longs

  • 100 mètres ou 400 mètres ? La distance sur laquelle vous allez courir, c’est-à-dire la période précédant une épreuve durant laquelle vous allez vous consacrer pleinement à votre travail, dépend de la dose de connaissances à acquérir et de notions à assimiler, ainsi que de vos capacités d’« absorption ». Ce temps peut aller, à la louche, d’une bonne semaine à deux ou trois jours. Découvrir un cours la veille de l’examen est extrêmement risqué. Dans le doute, préférez sous-estimer vos aptitudes pour vous laisser une marge de sécurité. Vous pouvez toujours être confronté à des imprévus rognant votre temps de révision.
  • Combien d’heures de travail par jour ? À vous de voir en fonction des éléments indiqués ci-dessus. Sachez tout de même qu’il n’y aurait rien de choquant à consacrer jusqu’à 10-12 heures quotidiennes à votre préparation, à condition évidemment de ne pas avoir d’autre occupation.

Principes de base du sprint étudiant

Éviter l’improvisation

Attention aux déductions erronées : privilégier le travail dans l’urgence n’implique pas de ne rien faire du tout pendant l’année ! Assister au cours et prendre des notes claires (à défaut de les apprendre) si vous avez une mémoire auditive correcte (et que les cours sont obligatoires), prendre avec soin la correction des exercices, fureter en librairie pour trouver le bouquin qui colle au plus près aux enseignements que vous suivez sont des impératifs pour éviter la panique !

Aller à l’essentiel

Plus le temps est compté, plus vos supports de travail doivent être synthétiques. Ce n’est pas le moment d’entamer la lecture d’un pavé de 500 pages faisant le tour de la question, ni d’aller chercher des compléments d’information trop pointus. Les notes prises en cours et les mémentos seront vos alliés ! S’il s’agit d’ingurgiter des connaissances, concentrez-vous sur le plan du cours et sur les notions essentielles, et ne renoncez pas au « par cœur ».

Lorsque le contrôle préparé consiste à traiter des exercices, vous devez vous entraîner intensément à… faire des exercices types. La lecture directe des corrigés, sans vous être d’abord confronté à la difficulté, ne vous servi-rait pas à grand-chose… Enfin, n’oubliez pas de consulter les annales (examens des sessions passées), si vous avez pu vous les procurer, avant de commencer vos révisions.
Cela vous renseignera sur la façon d’attaquer votre cours.

Vous donner à fond…

Ce n’est plus le moment de rêvasser sur vos notes : chaque minute compte ! Ne vous laissez arrêter par aucun obstacle. S’il y a des éléments que vous ne comprenez pas, recensez-les sur une feuille et… passez à autre chose pour le moment. Vous êtes sprinteur, cela vous regarde : il est hors de question de déranger toutes les demi-heures, par des coups de fils intempestifs, tel ou tel copain de votre promo pour l’appeler au secours. Contentez-vous d’un seul appel pour préciser tous les points un peu obscurs.

Pour être au top de vos capacités, vous ne devez, par ailleurs, penser qu’à l’épreuve que vous préparez. Vos histoires de cœur et problèmes personnels en tout genre doivent être laissés au placard. Oubliez également toute vie sociale. Vous n’êtes là pour personne !

… en ménageant votre santé

S’il s’agit d’un sprint long, ne vous tuez pas à la tâche dès le début ! Privilégiez les plages horaires pendant lesquelles vous savez être efficace. S’il s’agit d’un sprint court, vous n’avez peut-être plus trop le choix… Faites le maximum !
Attention toutefois à avoir emmagasiné suffisamment de sommeil (et de nourriture, ne vous laissez pas mourir de faim !) pour ne pas vous effondrer au mauvais moment, ruinant ainsi tous vos efforts… Dans le même ordre d’idée, n’abusez pas des excitants.