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Sortir de l’insouciance

Ne vous inquiétez pas si vous bougez lentement, inquiétez-vous si vous restez immobile. (Proverbe chinois)

Sortir de l’insouciance, pourquoi ? direz-vous. C’est un état plutôt confortable dans un monde préoccupé, pressé, stressé… Et vous avez raison. Pourtant, l’insouciance dont il est question ici peut aussi engendrer du stress, si elle se prolonge trop, parce qu’elle deviendra alors un obstacle à votre développement personnel et professionnel. Mais de quoi s’agit-il au juste ? Commençons d’abord par préciser notre propos.

L’insouciance réfère dans ce texte à l’attitude qui consiste à se laisser porter, à différer le moment de prendre des décisions quant à son avenir professionnel plutôt que de chercher à avancer. Cette attitude est donc très différente de l’attitude de vigilance qui caractérise les personnes qui sont dans une période de vie où elles s’accordent du temps pour réfléchir à leurs choix, pour vivre de nouvelles expériences, pour explorer des réalités qui les attirent sans qu’elles les connaissent bien. Au contraire, l’état d’insouciance en est plutôt un d’immobilité et est fréquemment associé à diverses croyances erronées ou à certaines peurs.

Les peurs

Certaines peurs sont également à mettre en lien avec l’attitude d’insouciance qui maintient l’évitement de la prise de décision. Il y a la peur du monde adulte, peur qui peut prendre diverses formes. Elle peut être associée, par exemple, à la crainte de prendre des responsabilités, ce qui se traduit par la perte d’une certaine légèreté qu’on ne souhaite pas quitter, si illusoire soit-elle. Cette peur du monde adulte peut également être en lien avec la crainte d’entrer dans un univers qu’on perçoit négativement. Ainsi, si pour vous les adultes représentent des modèles à ne pas imiter, il peut devenir très tentant de retarder le plus longtemps possible le moment de vous retrouver de leur côté de la clôture.

On peut également penser à la peur de se tromper qui se manifeste, dans ce contexte, par la crainte de faire un mauvais choix. Pour composer avec celle-ci, on privilégie alors la solution qui consiste à ne pas bouger, à éviter un choix en n’y pensant tout simplement pas.

Le prix à payer

Reporter sa décision n’est certes pas catastrophique mais ce n’est pas sans conséquence non plus. À cet égard, et surtout si vous demeurez longtemps dans cette situation, il est bien possible que vous développiez progressivement une perception négative de vous-même et que vous vous dévalorisiez, ce qui deviendra en soi un autre problème. Ce danger est d’autant plus grand que nous vivons dans une société qui valorise beaucoup la performance et le succès rapide.

Accumuler de la fatigue et des dettes est un autre piège potentiel. C’est-à-dire que si vous retardez indûment le moment de prendre vos décisions, il est à craindre que la lassitude et l’endettement accumulés deviennent des obstacles majeurs à la réalisation de vos nouveaux objectifs.

Il se peut aussi qu’en prolongeant vos études, vous vous retrouviez dans l’obligation de retarder d’autres projets qui vous tiennent à cœur, comme par exemple avoir des enfants ou devenir propriétaire d’une maison, d’une voiture, etc. Ces renoncements, même temporaires, sont parfois source de frustration.

L’espoir

L’espoir en regard de l’évolution de votre situation tient d’abord à la prise de conscience de ce qu’il vous en coûte de demeurer dans votre attitude présente. À partir de là, vous aurez la motivation nécessaire pour trouver les moyens qui vous aideront à modifier vos croyances et à surmonter vos peurs afin de parvenir à préciser votre identité et vos objectifs d’avenir.

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